Yu-Gi-Oh! Duel Monsters Nightmare Troubadour, c’est le premier jeu vidéo de la franchise Yu-Gi-Oh! à être sorti sur la console Nintendo DS. C’était en 2005. Et comme le veut la tradition des Duellistes, trois cartes promotionelles, de l’archétype Silent Magician サイレント・マジシャン étaient incluses en édition limitée: l’archétype fêtiche de Yugi Muto. Nightmare Troubadour, c’est le Troubadour du Cauchemar en français. Les Troubadours -Trobador en Occitan ou langue D’Oc du tiers Sud de la france, étaient des compositeurs, poètes et interprètes Médiévaux dont les oeuvres poétiques étaient jouées par les jongleurs et ménestrels dans les cours signeuriales des anciennes provinces méridionales du Royaume de France, entre le XIIe et XIII siècle. Avec Nightmare Troubadour, il est intêressant de constater que les deux plus à même pour ce rôle de sont autre que le Super Magical Swordsman – Black Paladin et sa disciple la Black Magician Girl -faisant face au Dieu Dragon Ailé de Râ sous les ordres de Yami-Yugi. Car ce sont ces deux maître & apprentie des ténèbres qui sont les Troubadours des Ténèbres. Un titre qui leur sied comme un gant depuis l’inoubliable cauchemar en compagnie du Rare Hunter Pandora, le baptème de la Black Magician Girl face au duel à mort dans la Chambre du Prestidigitateur tourmenté…
Fait encore plus intriguant, sachez que Nightmare Troubadour possède un cover alternatif, exclusif à une édition du magazine V-JUMP, et donc aujourd’hui ultra-collector. Il s’agit d’une illustration parallèle mettant à leur tour en vedettes le Silent Magician LV8 サイレント・マジシャン LV8 & son apprenti le Silent Magician LV4 サイレント・マジシャン LV4sous les ordres cette fois de Yugi Muto. Une belle vision prophétique… Duel de Magie Noire face à la Magie Blanche… Duel du Pharaon face à son ami et décendant spirituel… Sachez aussi qu’accompagnées de la carte piège du Cercle du Magicien マジシャンズ・サークル, il s’agissait là de l’unique occasion (champion pack 04 mis à part) de s’emparer de cet archétype pour les joueurs non japonais, qui eux possédaient une réédition de ces trois cartes dans leur version du deck Structure Deck 16: Lord of the Magicians qui n’en reste pas moins fameux chez nous. Et oui, c’est personellement la base même de mon deck Cirque du Freak en hommage au dement ménestrel Rare Hunter Pandora, alias Arkana!
Comme une grande majorité des titres vidéoludiques de Yu-Gi-Oh!, Nightmare Troubadour vous propulse en plein milieu du tournois phare du Battle City se déroulant dans la ville de Domino, une fois n’est pas coutume, en modifiant le scénario de base du manga pour créer un nouveaux fil scénaristique dont vous êtes le héros. Si Reshef of Destruction s’est imposé comme le meilleur titre sur console Nintendo Gameboy Advance, et bien je pense pouvoir affirmer en mon opinion que NT est le meilleur titre de la Nintendo DS première du nom. Après les opus, GBA, les duels se rapprochaient enfin plus de ce à quoi nous jouons, et je dirais même que leur interface y est même plus acessible que ce que l’on a vu avec les derniers opus 5D’s publiés sur la même console. Qu’on se le dise, les jeux vidéo YGO sur Nintendo DS sont les plus médiocres toutes consoles confondues. Et donc, à côtés des trois derniers 5D’s qui font peine à voir avec leur orientation RPG rétrograde digne d’un jeu flash online, NT fait dans la plus
grande simplicité. Tout se joue au stylet: les duels -sur le modèle du jeu TCG réel, les déplacements sur la map se faisant en cliquant simplement sur les lieux de Domino City, ainsi que les dialogues, sur le modèle du point and click. Côté bibliothèque de cartes, il s’agit tout simplement du titre le plus complet en ce qui concerne la série originale, étant le dernier opus sorti avant l’arrivée des jeux GX puis 5D’s. Le Kame Shop de Sugoroku est comme d’habitude de la partie, avec la possibilité d’acheter des boosters pack. En plus d’une clartée bienvenue dans les duels, les monstres les plus populaires de la série bénéficient aussi d’animations spéciales lors de leur invocation. Un détails plutôt agréable qui ajoute un peu de mouvement aux duels. En ce qui concerne le scénario, on est loin des dialogues approfondis du duo RPG DM7/8 Duelcity Legend-The Sacred Cards/Reshef of Destruction, mais l’introduction du temps qui défile apporte la dynamique qu’il faut. Avec un soleil et lune foutreusement aussi glauques que celle de Majora’s Mask, les jours passent, et les différents personnages et décors évoluent alors en fonction du moment de la journée. La partie se joue ainsi en faisant les bonnes intéractions, c’est à dire duels, avec les bons personnages au bon moment. Ceci débloquant de nouveaux lieux et nouvelles situations. Et si vous aurez vite fait de rencontrer l’ensemble des trente-huit invités au casting, les personnages évolueront eux aussi dans leurs dialogues et leur deck au fil de votre progression. Cela permettra entre autre par exemple de créer des liens d’amitié au marqueur indélébile avec certains folks. Une fois la nuit noire tombée, évitez de rencontrer le gentils Ryo Bakura tout sourire dans une sombre ruelle. Evitez. Aussi, parfois, une fois la lune à son apogée, vous aurez la joie de vous faire attaquer aléatoirement par certains délinquants (insert trollface here) pour disputer de force un Duel des Ténèbres, dont la défaite, au contraire d’un duel basique, vous entrainera à jamais dans le royaume des ombres: le coma comme Seto Kaiba, la muer~ta, le Game Over quoi.
Côté communication entre joueurs, vous pouvez échanger des cartes et faire des duels comme on échangeait les Pokémon à la vieille époque: avec un pote pas loin quoi. Mais malgré cet âge qui se fait sentir, Nightmare Troubadour est techniquement à ce jours le meilleur jeu portable Nintendo DS YGO, si vous avez envie de vous tater un petit duel en voyage, et que vous ayez une fièvre de nostalgie de Domino City avant qu’un abruti de Professeur Fudo ne la fasse tomber en ruines…












































